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À quoi servent les certifications environnementales et les écolabels ?

16/02/2024 - 3 min de lecture

Rubrique : Tendances

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À quoi servent les certifications environnementales et les écolabels ?

Les certifications environnementales sont attribuées aux entreprises prenant en compte l'impact de leurs activités sur l'environnement. Les écolabels, eux, garantissent la vertu d'usage d'un produit et ses caractéristiques écologiques.

DÉFINITION D’UNE CERTIFICATION ENVIRONNEMENTALE

Pour faire simple, une certification est une procédure par laquelle un organisme agréé et extérieur à une entreprise garantit qu’un produit, un service, un système d'organisation ou encore un processus répond aux exigences d'une norme.
Elles constituent une marque de reconnaissance officielle attestant qu’une entreprise intègre, dans ses processus ou son mode d’organisation, l’impact de ses activités sur l’environnement et satisfait aux critères d’obtention d’une norme environnementale. Les certifications sont délivrées à l’issue d’une procédure au cours de laquelle un organisme certificateur audite l’entreprise et garantit que son fonctionnement respecte le cahier des charges fixé.

Il existe une grande variété de certifications environnementales :

  • La plus connue : la norme ISO 14001. Si elle n'impose pas d'objectifs chiffrés aux entreprises désirant l’obtenir (comme un certain niveau de réduction des déchets ou un pourcentage de diminution particulier des consommations énergétiques par exemple), elle les oblige néanmoins à mettre en place une gestion environnementale. Son but : limiter l’impact de ses activités sur l’environnement.
  • Autres certifications environnementales possibles, celles concernant l’immobilier tertiaire (ou les bureaux si vous préférez).
    En France, le secteur est à l’origine de 20% des émissions de gaz à effet de serre, soit 91 Mt CO2e (équivalent CO2)1.
    Pour faire face à ce problème, différents systèmes d’évaluation de la performance énergétique des bâtiments ont vu le jour. Ils ont permis la création de trois principales certifications :
    • la française HQE (Haute Qualité Environnementale),
    • la britannique BREEAM (BRE Environmental Assessment Method)
    • et la nord-américaine LEED (Leadership in Energy and Environmental Design). Similaires dans leurs grandes lignes, elles notent selon un nombre de critères qui leur sont propres les performances environnementales d’un bâtiment, puis lui attribuent un niveau de certification allant de « Passable » à « Excellent ».

POURQUOI UNE CERTIFICATION ENVIRONNEMENTALE ENTREPRISE ?

Obtenir une certification environnementale est un processus qui peut demander un investissement important en termes de temps, d’organisation, de moyens humains voire financiers. Il est donc important de pouvoir escompter des bénéfices en retour. Ceux-ci peuvent être de plusieurs ordres. Ainsi, l’obtention d’une certification peut contribuer à :

  • Limiter l’empreinte environnementale de l’entreprise. Que ce soit en réduisant sa consommation d’énergie, en optimisant ses process de production ou son organisation logistique, le processus de certification concourt à réduire son empreinte carbone. Ce bénéfice est direct et immédiat.
  • Valoriser son image de marque. Les entreprises qui s’engagent en faveur de l’environnement sont perçues de manière positive par les consommateurs. C’est aussi le cas en interne vis-à-vis des collaborateurs, pour qui l’obtention d’une certification environnementale est un levier de motivation et d’attachement supplémentaire à l’entreprise.
  • Conférer un avantage concurrentiel. Une part croissante des appels d’offre, émanant des donneurs d’ordre du secteur public comme du privé, intègre des critères RSE. Les entreprises qui prennent en compte la dimension environnementale dans leur fonctionnement sont en position de force pour les remporter.
  • Améliorer la performance financière de l’entreprise. Engager un processus de certification environnementale favorise l’innovation et la recherche de solutions visant à produire mieux à moindre coût. Cette logique contribue à baisser les charges et améliorer les marges.
  • Anticiper la contrainte réglementaire. La réglementation environnementale tend à devenir de plus en plus exigeante. Engager un processus de certification permet d’anticiper la contrainte plutôt que de la subir et de conserver une longueur d’avance sur le terrain réglementaire.

QU’EST-CE QU’UN ÉCOLABEL ?

Les écolabels ont un double objectif : promouvoir les produits ayant pendant tout leur cycle de vie une incidence moindre sur l’environnement par rapport à des produits standard d’usage similaire, mais aussi fournir aux consommateurs un outil facilement reconnaissable pour leurs achats.

Pour obtenir un label éco-responsable, le produit ou service doit être conforme à des critères écologiques et d’aptitude à l’usage. Ces critères sont le résultat de négociations entre représentants d’industriels, d’associations de consommateurs et de protection de l’environnement, de distributeurs et des pouvoirs publics.

QUELS SONT LES ÉCOLABELS ?

Il existe de nombreux écolabels. Parmi eux, « l'Ecolabel européen » qui promeut les sociétés œuvrant pour réduire l’impact environnemental de leurs produits et/ou services, ou encore le label « B Corp », une certification octroyée aux sociétés répondant à des exigences sociétales et environnementales.

En parallèle, de nombreux secteurs d'activité ont leurs propres écolabels. Comme « Imprim’Vert » qui a pour objectif de favoriser la mise en place d’actions concrètes conduisant à une diminution des impacts de l’activité sur l’environnement par les entreprises exerçant des activités d’impression. Ou « La Clef Verte », qui se définit comme « le premier label environnemental international pour l'hébergement touristique écologique », ou encore le Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières (PEFC) qui, lui, promeut la gestion durable des forêts.

Dans le BTP, les entreprises ont le choix entre « Qualibat », « Eco Artisan » ou encore « Les Pros de la performance énergétique », des labels qui, tous, certifient qu’elles sont spécialisées dans les travaux d’efficacité énergétique en rénovation et l’installation d’équipements utilisant des énergies renouvelables.

POURQUOI OPTER POUR UN ÉCOLABEL ?

Les entreprises faisant le choix d’utiliser un écolabel pour leurs produits et/ou leurs services se démarqueront de leurs concurrents en renforçant leur image de marque et la confiance des consommateurs, de plus en plus soucieux de l’environnement. Sans compter que dans la majorité des cas, l’obtention d’un écolabel permettra à une entreprise de bénéficier de différentes aides des pouvoirs publics.

TOUS LES ECO LABELS SE VALENT-ILS ?

Les étiquettes des produits regorgent de labels, signes et mentions environnementales de toute sorte. Tous n’ont pas la même valeur loin de là.

Si certains labels éco-responsables sont attribués sur la base d’un cahier des charges rigoureux, contrôlé par un organisme bénéficiant d’une reconnaissance officielle, d’autres sont décernés sur la base d’un simple processus déclaratif.

Certains producteurs affichent sur leurs produits de pseudo-labels environnementaux relevant de leur propre chef, en dehors de tout processus de contrôle ou de certification. La valeur de ces derniers est bien sûr très relative.

Mieux vaut pas conséquent privilégier les écolabels reconnus et certifiés par un organisme indépendant.

Parmi eux, on peut citer :

  • L’Ecolabel européen. C’est un standard commun à tous les pays de la communauté européenne. Il couvre une large gamme de produits utilisés au quotidien par les professionnels et les particuliers, ainsi qu’une gamme de services.
  • Le label NF Environnement. Géré par AFNOR Certification, c’est un label environnemental de référence en France. Il est facilement identifié par les consommateurs.
  • Le label FSC (Forest Stewardship Council). Réservé à certains secteurs d’activité (ameublement, emballages, papetiers), il atteste de l’utilisation de matières premières issues de forêts gérées durablement.
  • De manière plus large, tous les labels éco-responsables répondant à la norme ISO 14024, qui fait office de référence internationale en matière d’écolabelisation, offrent une assurance de sérieux et de crédibilité.

COMMENT FAIRE CERTIFIER SON ENTREPRISE ?

Le déroulement d’un processus de certification demande rigueur et méthode. On peut décomposer la démarche de la manière suivante :

  • L’audit initial. Cette première phase consiste à évaluer la situation de l’entreprise sous l’angle de son empreinte et de sa maturité environnementale. Elle vise à définir des objectifs d’amélioration en ligne avec les priorités stratégiques de l’entreprise.
  • Le choix de la norme certifiante. Cette norme va servir de cadre de référence au processus de certification. Il faut placer la barre à la bonne hauteur : ni trop haut ni trop bas. La mesure des écarts de pratique à combler pour satisfaire aux exigences de la certification permet de voir si l’objectif est réaliste.
  • La mise en place du plan d’action. Cette étape consiste à déterminer les actions à mettre en œuvre et les moyens à engager pour atteindre les critères de certification requis.
  • L’implication et la formation des personnels. La sensibilisation des collaborateurs à la qualité et à la conformité est un enjeu clé de la démarche de certification. Les nouvelles procédures et changements apportés au sein de l’entreprise peuvent nécessiter une montée en compétence.
  • L’audit interne. Cette étape vise à s’assurer que toutes les exigences requises par le processus de certification sont respectées. Elle permet d’identifier d’éventuels problèmes et de les résoudre avant l’audit de certification.
  • L’audit de certification. C’est l’étape de la certification proprement dite. Si l’entreprise est en conformité, la certification est délivrée à l’issue.
  • Le suivi de la démarche. Une certification est accordée pour une durée donnée, en général 2 ou 3 ans. Piloter le suivi des actions engagées permet d’améliorer les process en place, dans une logique d’amélioration continue, et de conserver le bénéfice de la certification sur la durée.

Quelles que soient la certification visée et l’approche méthodologique retenue, le processus de certification s’avère une démarche par nature longue et exigeante. Pour mener ce projet à bien, il peut être judicieux de se faire accompagner par un cabinet de conseil spécialisé. Cet appui peut générer un appréciable gain de temps et d’énergie, à chaque étape du processus.

 

À lire également : Qu'est-ce que l'agriculture raisonnée ?

1 Rapport sur l’état de l’environnement.

 

© Uni-médias – Dernière mise à jour Février 2024
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