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Inaptitude, incapacité, invalidité : quelles différences ?

30/10/2023 - 3 min de lecture

Rubrique : Assurance

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Inaptitude, incapacité, invalidité : quelles différences ?

Il est souvent compliqué de bien distinguer les différences que recouvrent les notions d’inaptitude, d’incapacité et d’invalidité. Il est pourtant nécessaire de bien les comprendre car chacune de ces situations donne droit à des prestations différentes et a des impacts différents sur la retraite. Explications.

QU’EST-CE QUE L’INAPTITUDE ?

Les conditions et le régime de l’inaptitude sont définis par le Code du travail qui distingue l’inaptitude consécutive à un accident du travail ou à une maladie professionnelle de l’inaptitude consécutive à un accident non professionnel ou une maladie non professionnelle.

Dans le cadre de l’inaptitude professionnelle, à la suite d’un accident ou d’une maladie, le salarié est déclaré inapte à reprendre l’emploi qu’il occupait précédemment.

L’inaptitude est établie par le médecin du travail lors de l’examen de reprise effectué à l’issue des périodes d’arrêt de travail. Elle peut être partielle, totale, temporaire ou absolue :

  • En cas d’inaptitude partielle : le salarié reste capable d’accomplir une partie des tâches qui correspondent normalement à son poste. Dans ce cas de figure, l’employeur doit faire des propositions de reclassement à son salarié.
  • En cas d’inaptitude totale : le salarié ne peut plus accomplir aucune des tâches correspondant à son poste, mais il reste cependant capable d’occuper un emploi différent. Dans ce cas de figure, l’employeur doit faire des propositions de reclassement à son salarié.
  • En cas d’inaptitude temporaire : qu’elle soit partielle ou totale, l’inaptitude peut aussi être temporaire, l’intéressé étant alors susceptible de recouvrer ses capacités à une échéance assez proche. Dans ce cas de figure, l’employeur doit faire des propositions de reclassement à son salarié.
  • En cas d’inaptitude absolue : le salarié est définitivement incapable d’accomplir un quelconque travail. Dans ce cas-là, l’avis d’inaptitude rendu par le médecin du travail peut indiquer que « tout maintien du salarié dans un emploi serait gravement préjudiciable à sa santé » ou que « l'état de santé du salarié fait obstacle à tout reclassement dans l'emploi ». L’usage de l’une ou l’autre de ces deux mentions permet à l'employeur de pouvoir procéder au licenciement pour inaptitude sans avoir, a priori, à rechercher un reclassement.

 

À lire également : Tout sur l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) : demande et dossier

 

 

QU’EST-CE QUE L’INCAPACITÉ PERMANENTE ?

Les conditions et le régime de l’incapacité permanente relèvent des dispositions du code de la Sécurité sociale.

L’incapacité permanente fait suite à un accident ou à une maladie qui rend l’assuré incapable de travailler.

Une fois que l’état de santé de l’assuré est stabilisé sans pour autant avoir pleinement récupéré ses capacités physiques ou mentales (on parle alors d’état consolidé), le médecin conseil évalue le taux d’incapacité en fonction de critères médicaux et professionnels suivant la nature de la maladie, l’état général, ou encore l’âge et les qualifications professionnelles.

En cas de maladie professionnelle, il s’appuie également sur le barème indicatif d’invalidité des maladies professionnelles qui figure en annexe du code de la Sécurité sociale.

L’incapacité permanente est un pourcentage exprimant l’importance des séquelles qui subsisteront. Elle entraine le versement d’une indemnité en capital ou d’une rente en fonction du taux défini.

Types d’indemnité versée en fonction des taux :

  • Taux d’incapacité permanente inférieur à 10% : vous recevez une indemnité sous forme de capital, versé en une seule fois.
  • Taux d’incapacité permanente égal ou supérieur à 10% : vous percevez une indemnité sous forme de rente, versée :
    • trimestriellement pour un taux compris entre 10 et 50% ;
    • mensuellement pour un taux d’incapacité supérieur ou égal à 50%.

La rente d’incapacité permanente est versée jusqu’au décès.

  • Taux d’incapacité permanente égal ou supérieur à 66,66% : vous recevez une indemnité sous forme de rente mensuelle d’incapacité permanente.
  • Taux d’incapacité permanente égal ou supérieur à 80% : en plus de la rente et de l’exonération du ticket modérateur, vous avez droit à une « Prestation complémentaire pour recours à tierce personne ».

 

Pour aller plus loin, vous pouvez lire notre article : Comprendre la rente d’incapacité permanente

 

 

L’indemnité versée (en rente ou en capital) n’est pas soumise à l’impôt sur le revenu et est exonérée de prélèvements sociaux (CSG-CRDS).

Pour connaître le détail du calcul concernant votre dossier, rapprochez-vous de votre caisse d’Assurance maladie.

QU’EST-CE QUE L’INVALIDITÉ ?

Les conditions et le régime de l’invalidité relèvent des dispositions du code de la Sécurité sociale. Il s’agit d’une réduction de la capacité de travail et de gain d’au moins deux tiers, suite à un accident ou à une maladie non-professionnelle.

Une pension d’invalidité peut être versée par la Sécurité sociale pour compenser cette perte de gains, mais elle est attribuée à titre provisoire et peut être révisée, suspendue ou même supprimée en fonction de l’évolution de la situation de son bénéficiaire.

En plus de la condition liée à la réduction de la capacité de gain ou de travail, d’autres conditions doivent être remplies :

  • Ne pas avoir atteint l’âge légal de la retraite ;
  • Être affilié au régime de la sécurité sociale depuis une certaine période ;
  • Avoir cotisé sur la base d’un montant minimum ou avoir travaillé un certain nombre d’heures durant cette même période.

Pour déterminer le montant de la pension, la Sécurité sociale a déterminé 3 catégories :

  • Invalidité 1ère catégorie : invalides capables d’exercer une activité rémunérée.
  • Invalidité 2ème catégorie : invalides absolument incapables d'exercer une profession quelconque.
  • Invalidité 3ème catégorie : Invalides absolument incapables d'exercer une profession quelconque et obligés d’avoir recours à l’assistance d’une tierce personne pour effectuer les actes ordinaires de la vie.

Le montant de la pension est ensuite calculé sur la base d’un salaire annuel moyen obtenu à partir de vos 10 meilleures années de salaire, auquel est appliqué un pourcentage en fonction de la catégorie d’invalidité.

Pour plus d’informations sur les conditions de versement de cette pension, adressez-vous à votre organisme d’assurance maladie.

BON À SAVOIR

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INAPTITUDE, INVALIDITÉ, INCAPACITÉ ET RETRAITE

Inaptitude et retraite

En matière de retraite, l’inaptitude vous autorise à partir à l’âge légal de départ à la retraite avec un taux plein (50%), quel que soit le nombre de trimestres que vous avez acquis.

Invalidité et retraite

Si vous êtes en invalidité, lorsque vous atteignez l’âge légal de départ à la retraite, la pension d’invalidité que vous touchez est remplacée par la pension de retraite : elle vous est accordée au titre de l’inaptitude au travail.

La pension est acquise au taux plein (50%) quel que soit le nombre de trimestre acquis. Le changement se fait automatiquement (sauf si vous avez encore une activité professionnelle ou que vous êtes demandeur d’emploi).

Incapacité au travail et retraite

Vous pouvez partir en retraite pour incapacité permanente (ou pénibilité) à partir de 60 ans, à taux plein si toutefois, vous :

  • dépendez du régime général des salariés, du régime des salariés agricoles et/ou du régime des non-salariés agricoles
  • justifiez d’un taux d’incapacité permanente d’au moins 10%, d’origine professionnelle (hors accidents de trajet).

ou partir en retraite anticipé dès 55 ans, à taux plein, si vous pouvez justifier

  • d'une incapacité de travail permanente et supérieure ou égale à 50% ;
  • d'un certain nombre de trimestres (durée d’assurance) ;
  • d'un certain nombre de trimestres cotisés selon votre année de naissance

 

 

À lire également : Tout ce qu'il faut savoir sur le mi-temps thérapeutique

 

 

Source : Ameli.fr

 

 

© Webedia - Mise à jour Octobre 2023

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